Solstice d’Hiver (2016 – 2019)

Solstice d’Hiver (2016 à 2019)
Brasserie Dieu du Ciel!
Barley wine
10.2% alc/vol

Le temps qui passe

C’est la première journée du printemps, c’est également le temps de dire adieu à l’hiver. C’est un hiver qui s’est pointé de manière hâtive, mais dont on se souviendra de lui principalement pour sa douceur. Avant de sauter à pied joints dans le printemps, j’en profite pour faire une dégustation verticale de la Solstice d’Hiver de Dieu du Ciel. Les années 2016, 2017, 2018 et 2019 de ce classique seront déguster de manière simultanée afin de découvrir de quel manière elle évolue avec le temps.

Visuellement parlant, elles sont toutes très similaire. On retrouve une jolie bière à la robe sombre et translucide de couleur brune-acajou. Le collet de mousse, de teinte beige, est léger et se stabilise en formant un halo autour du verre.

2019
Débutons avec la 2019, la version la plus jeune, question de découvrir ses saveurs originelles. On parle ici d’environ 4 mois de vieillissement, car elle est arrivée sur les tablettes en décembre dernier. Je vais par la suite reculer dans le temps, jusqu’à la version 2016.

Son corps, liquoreux présente une douce effervescence. Les saveurs sucrées nous accueillent et nous plongent dans le sucre d’orge et le caramel brûlé. Des notes fruitées sont également au rendez-vous. On y retrouve un mélange de saveurs de petits fruits rouges et de fruits séchés comme les pruneaux.

La finale est fortement houblonnée et affiche une puissante amertume. C’est un plongeons dans des saveurs herbacées. On retrouve également des notes d’agrumes et de pamplemousse qui s’accompagnent d’une touche d’épices et de tabac. C’est une amertume qui se fait sentir loin dans l’arrière de la bouche et qui reste longuement en place. L’alcool et sa chaleur sont également bien présent. On replonge tout de même rapidement dans notre verre afin de renouer avec ses saveurs sucrées et liquoreuse du départ.

2018
Je ne remarque pas une énorme différence avec la version 2019, mais l’amertume semble légèrement en recule. Au niveau des saveurs sucrées, le sucre d’orge semble aussi en retrait, alors que le caramel brûlé et les saveurs fruitées progressent. Au niveau des fruits, des saveurs de dattes commencent également à se faire sentir.

Plus harmonieuse et moins intense, elle me plaît davantage. On commence à se sentir en présence d’un bon dessert.

2017
Ici, la différence me semble plus évidente. L’amertume continue de fondre et semble fusionner de plus en plus avec les saveurs sucrées. Les saveurs maltées, plutôt en retrait dans les versions plus jeunes, s’expriment maintenant pleinement. Des notes maderisées se font également sentir.

Les notes de caramel brûlé dominent, mais on se retrouve aussi un peu dans le pudding chômeur et le sucre à la crème. Plus moelleuse, on a l’impression de glisser dans nos pantoufles. Toujours délicieuse, elle nous laisse découvrir sa maturité et montre, à mon avis, ses tous premiers signes d’essoufflement.

2016
Le malt semble installer sa domination. De façon un peu surprenante, le sucre d’orge effectue un retour. Contrairement à ses débuts, le départ et la finale se sont grandement rapprocher. La madérisation est également en pleine progression. On retrouve des saveurs de vieux fruits comme la fraise et la prune. Le caramel laisse place au sirop d’érable, mais les saveurs brûlées demeurent.

Elle me plaît un peu moins, mais je suis toujours entrain de me régaler.

Conclusion
Selon mes goûts personnels, un peu comme pour la Rigor Mortis (une autre verticale que j’ai eu l’occasion de réaliser par le passé), elle semble s’épanouir pleinement après 1-2 ans de vieillissement.

2019 – intense et contrastée, ça ne manque pas de puissance
2018 – plus équilibrée, elle semble s’assagir et s’épanouir
2017 – mature, elle a atteint son summum et démontre ses premiers signes de déclin
2016 – c’est une belle retraite confortable et apaisante

Bref, selon-moi, elle devait être à son plein potentielle entre 2018 et 2017. On parle ici d’environ d’environ 20 mois de garde.

Comme dans toute dégustation verticale, je vous recommande de débuter avec la version la plus jeune et d’y aller en descendant. Je vous recommande également de ne pas y aller constamment d’une année à une autre, mais de garder toujours le focus sur celle que vous êtes entrain de déguster. Ne videz pas complètement vos verres, car il est intéressant de retourner en arrière pour valider vos impressions.

Pour plus de détails sur le vieillissement de la bière, je vous recommande cet article sur ma verticale de la Grande Noirceur.

Santé et bon confinement! Profitez-en pour faire des expériences similaires pendant que vous avez tout ce temps devant vous.

 

 

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