IIPA Sauvage

IIPA Sauvage
Microbrasserie Lion Bleu
Impérial IPA barriqué
8% alc/vol
40 IBU

Passionnément

Il était une fois un samedi bien gris qui de manière inattendue nous dévoile soudainement un beau ciel bleu, où le soleil rugit tel un lion. C’est un scénario parfait pour déboucher cette IIPA Sauvage de Lion Bleu. Ce brassin résulte de la fusion de deux types de bière que le brasseur affectionne particulièrement, soit les bières sauvages maturées en barrique de chêne et les grosses IPA bien aromatiques. Une belle passion que je partage totalement, surtout en ce qui concerne les bières sauvages.

Fermenté en fût d’inox, suivit d’un passage de plusieurs mois en tonneau pour ensuite retourner en inox pour un houblonnage à froid. On y retrouve des houblons que j’aimes bien, comme le Nelson Sauvin, l’Enigma, la Calypso et le Citra. Tout les ingrédients semblent en place pour une bière qui devrait beaucoup me plaire.

Elle se présente dans une magnifique robe bien voilée et orangée. Son collet de mousse, abondant, témoigne de son aspect sauvage et présente un aspect crémeux.

En bouche, nous sommes dans le très funky. Bien froide, son visage IIPA nous offre de belles saveurs fruitées. On se retrouve quelque part entre les tropiques et le verger, avec des saveurs de mangue, de fruit de la passion et d’agrumes, mais aussi la pêche et la prune. C’est un cocktail assez explosif, car l’alcool se dissimule bien.

Plus elle gagne en température, plus son côté sauvage s’exprime. Les amateurs de ce style seront bien servie, car on plonge totalement dans le cuire, le foin, les noyaux, la ferme et les saveurs boisées. Son amertume s’équilibre bien avec ses notes sucrées et nous apportes principalement des notes herbacées et résineuses qui nous rapprochent des conifères et de la forêt boréale.

C’est intense et vraiment sauvage. J’ai l’impression de me rapprocher un peu du vin. Clairement, son visage IPA passe en second plan, mais selon mes goûts personnels, c’est une très bonne chose.

Ce type de bière, à cause des levures sauvages, devrait évoluer avec le temps. Pour l’amateur de IPA, il sera préférable de la boire jeune, alors que pour l’amateur de brett et de levures sauvages, quelques mois laisseront ressortir cet aspect. Pour vous donner une petite idée, cette bière est en bouteille depuis 1-2 mois (10 sept ou 9 oct, pas toujours facile de s’y retrouver avec les dates). Pour la science, je vais essayer de me procurer une seconde bouteille pour l’ouvrir l’été ou l’automne prochaine.

C’est une bière assez surprenante et très complexe. Je n’hésiterais pas à la mettre sur la table pour accompagner un bon repas. Voilà, aujourd’hui, je me suis fait une nouvelle amie. Alors à bientôt ma chère.

8.5/10

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